J'écoute : pas assez mon coeur, pourtant très bruyant Je regarde : les feuilles tomber Je lis : le Spiegel Je joue : et je perds Je mange : toujours aussi peu Je bois : de plus en plus de bière Je cite : personne, je ne suis pas Lucchini Je pense : un peu trop Je rêve : de celui que j'aime (mis à jour mardi 19 février 2008 à 14:31)
Ca fait un an que j'ai plus bloggué. Me suis fait engueulé par un ou deux internautes inconnus qui m'ont dit apprécier mes digressions sur des sujets que je trouve pourtant pas passionnants quand je me relis... Décidément, c'est incroyable Internet!
Alors, que s'est-il passé en un an... Eh bien, entre autres choses, j'ai découvert RezoG, j'ai emménagé juste en face d'un ptit sauna gay, mais je n'ai pas trouvé l'amour pour autant! Bon, OK, je me contente de regarder du balcon ceux qui rentrent dans le sauna, quand à RezoG, c'est un peu pareil...! Peut-être que je devrais approfondir mon exploration de ces deux genres de grands terrains de jeu. Ma bonne résolution étant de m'ouvrir un peu aux autres. C'est vrai que j'ai eu tendance (une tendance bien ancrée...) à me focaliser sur une poignée de personnes et à ignorer le reste du monde. Erreur stratégique s'il en est. Alors voila, je n'ai pas de "bande de copains pédés" sur Paris et je m'apperçois que ça me manque. Je n'ai que qques amis homos isolés, et dans plein de villes différentes en plus. Or j'envie parfois ces groupes de mecs décomplexés qui se promènent bruyamment dans Paris ou font des soirées à thèmes! Oui, je sais, c'est un peu un cliché. Bon, carrément un cliché, OK! Seulement être gay n'est pas complètement un détail. Sans tomber dans le communautarisme, ça peut être très sympa et enrichissants de se retrouver entre gays et gay-friendly, et de savoir qu'on a cela en commun. J'ai décidé de ne plus m'y fermer, sans pour autant m'y enfermer. Alors voilà, je diversifie mes sources, et je reviens sur Gayattitude, site au demeurant très sympa dans l'esprit.
Et je m'excuse auprès de tout ceux auxquels j'ai essayé d'expliquer qu'être homo ne devrait pas avoir plus d'importance que d'être végétarien! Ca n'a quand même pas grand chose à voir... Bon, OK, rien à voir.
Le nouveau plateau du journal de France 2, qui était censé "mettre le présentateur au centre du monde", donne une impression de bunker et de cloisonnement sans aucune mesure avec le précédent décor. Et puis, la trouvaille de France 2 pour jouer l'originalité, il n'y a carrément plus de générique! L'affreux "ting" du précédent jingle est remplacé par un hideux "schpong" et on entre tout de suite dans le vif du sujet!
Et le vif du sujet, lors de cette première édition, c'était Jean Réno invité sur le plateau, pour une promo en bonne et due forme... Bref, des fois, on se dit que les belles promesses et bonnes intentions du service public resteront éternellement vides de sens. Comme même l'emballage n'est pas à la hauteur, on se dit que, quitte à manger de la conserve, autant choisir la boîte qui brille, celle de TF1 !
"Tout le monde en parle" et "On ne peut pas plaire à tout le monde" sont mortes, mais "Tout le monde veut prendre sa place" le jeu de l'été de Nagui, est reconduit à la rentrée, et bientôt "T'empêches tout le monde de dormir !" (Fogiel) et "Y'en aura pour tout le monde" (Nagui) rythmeront nos soirées!
A Noël, pourquoi ne pas renommer l'émission de Drucker "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" ? Quand à la Star Ac, elle mériterait bien de s'appeler "Tout le monde dehors". Enfin l'été prochain "Je couche avec tout le monde" pourrait être la nouvelle formule de l'Ile de la Tentation, à moins qu'on ne préfère "Tout le monde à poil!".
Aujourd'hui, ca faisait dix ans jour pour jour que TF1 avait mis à l'antenne pour son journal son générique bleu et son décor, et il était temps de changer l'ensemble, d'autant plus que France 2 présente la semaine prochaine un tout nouvel habillage pour son journal.
Finalement, sur TF1, la différence ne sautera pas aux yeux. La musique du générique, inchangée depuis plus de quinze ans, a été raffraichie et sonne mieux, moins abrupte mais toujours assez marquante et plus moderne. L'image elle aussi est neuve mais reprend le même principe que l'ancienne: une sorte de mappemonde qui tourne doucement, l'apparition progressive du nom de l'édition. Le changement réside dans la disparition du logo TF1 (mais désormais, on reconnaît directement à la musique et aux couleurs qu'on est sur la Une) et dans l'apparition du nom du présentateur, comme sur France 2...
Quand au décor, il est plus chaleureux et surtout moins sombre, avec du bois et des "effets spéciaux". Mais la résalisation reste peu dynamique et le cadrage assez limité (on est en France!). Niveau contenu, on ne change rien biensûr... Bref, pas une révolution, plutôt un lifting. Mais ca se laisse voir, c'est déjà ca.
La police a mis en place une opération de grande envergure pour rechercher et arrêter un SDF qui a insulté le Président de la République! Le SDF en question avait été appréhendé dans une gare de Varsovie en décembre dernier parce qu'il était bourré et, visiblement déçu des résultats de la récente élection présidentielle, s'était laissé aller à déblatérer des mots pas très gentils à l'égard de son nouveau Président... Pour la loi polonaise, c'est un délit passible de trois ans de prison!
Comme le SDF n'a pas daigné se présenter à son procès qui devait avoir lieu hier, il est désormais très activement et très sérieusement recherché par la police!
Je ne sais pas si notre Président à nous a les oreilles qui sifflent, mais s'inspirer de cette loi polonaise pourrait lui permettre de faire disparaître les tentes de Paris... et par la même occasion de fermer l'UMP et se débarrasser d'un certain Nicolas!
Le deuxième poseur de bombes présumé, soupçonné d'avoir posé des valises piégées dans les gares allemandes et qui est toujours en fuite, est un joli garçon de 20 ans... Si toutefois vous cherchez à passer des vacances mouvementées en sa compagnies, il faut aller le chercher sous le soleil du Liban, où il serait actuellement en fuite... Le garçon n'est pas doué en bricolage, ses bombes n'ont pas explosé.
Décidément, plus il se passe des choses dans ma vie, moins j'écris. Les derniers mois ont peut-être été les plus intenses que j'ai jamais vécus. Un nouveau travail, la perte de l'être le plus cher que j'avais au monde, mais le soutien indéfectible, si naturel et pourtant si précieux, de mes amis, dont le meilleur d'entre eux, toujours à sa manière.
Je ne sais pas pourquoi je viens écrire ce soir sur ce blog. Peut-être parce que je commence justement à ressentir le contre coup de ces semaines au taquet.
Maintenant, je suis un grand. Mais je suis encore un peu désarmé. Heureusement, il y a google. Ce soir, j'ai tapé "être amoureux de son meilleur ami" et "dégivrer son frigo". Dérisoires ou essentielles, ces questions, je devrais savoir les gérer depuis bien longtemps, mais je ne les ai pas évoqué avec ma maman quand il en était encore temps. Même si on a beaucoup parlé, il restera des détails qu'il m'appartiendra de régler seul.
Ca fait un moment que je n'ai plus rien écrit sur ce blog. Il faut dire que depuis que je suis sorti de l'oisiveté (plus ou moins) contrainte, je suis encore moins inspiré... Je ne me connecte pas tous les soirs pour raconter ma journée au boulot (mon coloc me pose déjà bien assez de questions, un interrogatoire en règle à chaque fois, c'est chiant des fois les gens qui font attention à vous!). Je m'apercois que ce qui me motive, ce n'est pas le salaire, c'est bien l'activité. Se lever le matin, avoir des horaires (plutot cools), des collègues (plutot mignon(ne)s), un bureau (plutot sympa), et surtout une utilité (plutot vitale)! La vie prend une toute autre dimension, il était temps.
... demande Valérie Expert dans son émission "On en parle" sur LCI aujourd'hui, où les téléspectateurs peuvent réagir avec des interventions du niveau "Café du commerce" dans le meilleur des cas, "Tchatche chez le coiffeur" dans le pire des cas. Réponse de maman: "Quand on a envie de pisser on va à l'urinoir, quand on a envie de chier on va aux chiotes, quand on a envie de fumer on va au fumoir!". Si c'est pas le bon sens ca?!
Ouf! On l'a échappé belle! On, c'est nous, en Europe. Les élections en Italie, comme les récentes élections en Pologne, c'est de la politique intérieure, qquepart. De la politique intérieure européenne, juste. Les contingences géographiques (l'Italie, c'est plus pres de la France) et surtout le spectacle politique (Berlusconi et ses provocations à deux lires) font qu'on a beaucoup parlé des élections italiennes.
Mais finalement, on oublie de dire qu'après une série d'élections où des gouvernements sont parvenus au pouvoir avec et grâce au soutien de l'extreme droite (d'abord l'Autriche, avec beaucoup de bruit pour rien, puis l'Italie, le Danemark, et désormais la Pologne, dans un silence assourdissant), la tendance s'inverse. L'image atypique de Berlusconi, en elle même inquiétante pour la démocratie (Berlusconi n'est ni un homme d'Etat, ni même un homme politique, c'est un marchand de tapis avide et individualiste, qui utilise l'Italie, ses lois, son économie, ses médias, à des seules fins personnelles) cache le réel problème de banalisation de l'extrême droite au sein de la politique italienne mais aussi européenne. Sa coalition comptait notamment des ex-partis fascistes et nationalistes rénovés, lissés, et "embourgeoisés", mais aussi des partis ouvertement facistes, voire mussoliniens.
Berlusconi s'en va (enfin, il ne faut jurer de rien: il est déja passé deux fois, alors pourquoi pas une troisième) mais le spectre de l'idéologie fasciste est bien là. Les pitreries de Silvio passées, il convient de le garder à l'esprit et de continuer de le mentionner.
Lueur d'espoir cependant: d'après les sondages, Jörg Haider et ses amis (auxquels il faut ajouter ses ex-amis, puisque son parti s'est scindé en deux) devraient sombrer lors des prochaines élections en Autriche, à l'automne. Il n'empêche que la bataille est loin d'être gagnée dans les esprits. Ces grandes et fières nations que sont (à raison!) l'Italie, l'Autriche, mais aussi la France doivent absolument se demander pourquoi les relents populistes sont si marquants au sein de leurs débats démocratiques. J'ai qques idées sur la question, mais il est 5h du matin, alors vous permettrez...
Qui, mais qui est allé lui coller un godemichet entre les jambes?! Et le jour de la journée internationale des femmes en plus! Y'a des marins danois qui savent vraiment plus comment s'amuser je crois! J'en connais qui en auraient trouvé un usage autrement plus amusant que d'aller le coller sur une statue au beau milieu du port (porc?) de Copenhague... En attendant, la police a saisi l'objet! Et recherche le coupable... Nul doute qu'elle saura le punir comme il se doit si elle le retrouve!
Je ne pensais que ca me plairait autant. Fêter le Carnaval à Cologne. J'y suis allé par curiosité, à vrai dire surtout pour retrouver mon meilleur ami allemand, Berlinois d'adoption mais Colonais d'origine et de coeur, et qui revenait donc sur les bords de son Rhin natal pour fêter ce moment si particulier.
A la base, Cologne est une ville difficile à détester. Je m'y étais senti bien lors de mes précédents séjours. Il s'y passe plein de chose, la ville est dynamique, accueillante, ses habitants chaleureux, ouverts... (c'est un peu la capitale des gays en Allemagne, d'ailleurs!) Mais cette fois-ci j'appréhendais un peu, car le Carnaval de Cologne, pour un "étranger", ca peut dérouter. Ma copine francaise qui vit à Cologne, par exemple, ne s'y est jamais vraiment habituée, et avait même cette année choisi de fuir cette période de folie. Malgré tout, j'ai squatté son appart et suis allé me lancer à l'assaut de cette fête si mystérieuse pour ceux qui ne sont pas du cru.
Finalement, je m'y suis bien amusé, même éclaté, malgré mon caractère réservé. Je suis arrivé dimanche soir, et ai d'abord passé la soirée seul dans Cologne. Suis sorti autour de Rudolfplatz, le quartier schwuli, où il y avait déjà une bonne ambiance (le Carnaval proprement dit avait commencé qques jours auparavant déjà). Je me suis fait la réflexion que les Colonais sont décidement très beaux, en comparaison des Berlinois, qui pourtant sont souvent pas mal aussi! Tout seul j'ai eu un peu de mal à me faire des copains quand même... Au Clip (bar-boite jeune), il y avait une super ambiance, mais je n'avais pas de costume, donc j'étais pas vraiment dans le coup, car la majorité des gens étaient déguisés (c'est comme ca dans toute la ville pendant une semaine!) Je n'ai réussi à parler qu'avec une pouffe bavarde et inintéressante, et avec un mec mignon mais bourré, déguisé en bagnard-prisonnier (ca avait l'air d'une tendance, avec les chirurgiens, et les ecossais...) qui a eu beau essayer de me draguer, le pauvre était hors-service! D'ailleurs, il avait un joli bonnet de nuit avec pompon, qui lui donnait un air attendrissant mais pas suffisamment pour perdre ma soirée avec lui! Finalement, j'ai quand même fini par être abordé par un garcon en habits ecossais, justement, du meilleur effet! Je n'ai donc pas perdu cette première soirée colonaise!
Le lendemain, Rosenmontag, sommet du Carnaval Rhénan, je retrouvais mon vieux pote J., mon meilleur ami allemand, que je n'avais pas revu depuis juillet dernier. On s'est promenés dans Cologne, très animé malgré le temps, l'ambiance était super grace au défilé qui zigzaguait dans la ville. Je suis rentré dans l'ambiance quand j'ai accepté de mettre un ridicule chapeau de bouffon... Quelques Kölsch plus tard (la bière Colonaise qui se boit comme du petit lait!), j'étais carrément aussi fêtard que les autres! Le soir, on est sortis dans une autre boite schwuli, la soirée a été géniale, l'ambiance est vraiment bonne enfant et pas oppressante du tout, au contraire de ce que je craignais.
Le Mardi gras a été plus calme, à Cologne c'est le jour des défilés de quartier (qui passait juste sous le balcon de la copine chez qui je logeais et où J. avait passé la nuit aussi). La soirée a été de nouveau animée: fête avec J. et ses frère et soeur dans un bar à l'ambiance de nouveau carnavalesque, puis à minuit ce fut la mise à feu du Nubbel, le pantin qu'on accroche au dessus de la porte pendant le Carnaval puis qu'on brûle à la fin, pour s'expier de ses pêchés (le Carnaval, surtout à Cologne, est aussi une immense orgie!). Le pauvre Nubbel est conspué dans les rues puis brûlé en place publique. Sur le retour du bar, on a croisé des cadavres de Nubbel à chaque coins de rue!
Et comme le dit la chanson (j'en ai apprises pas mal!): Am Aschermittwoch ist alles vorbei! Le mercredi des cendres, tout est fini! La journée fut plutot calme donc, je l'ai passée à Bonn avec mes copines bossant à la radio internationale allemande, la Deutsche Welle, et qui me tannent à chaque fois pour que je vienne y faire un stage un de ces quatre (seulement voilà, j'ai décidé que je ne ferais plus de stages! même si dans ce cas précis, ca me démange... mais c'est une autre histoire!). J'ai assisté au journal de midi, puis on est allés manger. Le soir, dernière Kölsch avec J. avant qu'il reprenne son train pour Berlin. Moi j'ai regagné Paris aujourd'hui jeudi, non sans avoir fait mes provisions de chocolats Ritter-Sport.
Ce n'était que la deuxième fois que je retrournais en Allemagne depuis mon arrivée de Berlin à Paris en mai 2005. Il fallait un peu que je me fasse à la France, et pour cela, j'ai évité d'aller passer tous mes week-ends en Allemagne... Malgré tout, ca reste le pays où je me sens le mieux. Et heureusement, j'y serai plus souvent en 2006: rien que ce premier semestre, j'irai probablement à Hambourg, Berlin, et je finirai en juillet à un mariage à Stuttgart. En attendant, mon ancienne "PuNa" (pour "Pultnachbarin": voisine de pupitre, à l'orchestre) vient me voir ce week-end à Paris.
Il n'empêche que ce soir, en rentrant, je tombais sur CanalPlus sur un nouveau Sarkoshow ("j'aime la chanson francaise", "je suis un homme simple, comme tout le monde", et les salades du genre...). J'ai été pris d'un vertige, et j'ai zappé. Sur la télé allemande.
... la sortie de Chirac sur la menace nucléaire contre les méchants Etats terroristes. Voila une annonce qui a fait l'effet d'une bombe (ha, ha, ha). Tous les partis poilitiques, droite et gauche confondues, protestent. Et les médias ironisent. Pour la correspondante de la première chaine, ARD, Chirac cherche surtout à regagner un crédit présidentiel perdu auprès de ses concitoyens en se posant comme un président protecteur. L'ARD fait aussi observer que Jacques Chirac avait commencé son mandat par six essais nucléaires, et qu'il s'en va le terminer par des menaces à peines voilées contre des Etats pas nommés. Bouh le monde a peur!
... le Land du Bade-Württemberg demande aux candidats à la nationalité allemande leur avis sur plusieurs sujets de société, dont l'homosexualité ou encore l'égalité des sexes. Etrange idée s'il en est! Et qui fait scandale. Certes, quiconque demande la nationalité allemande doit partager les valeurs du pays: si, dans un questionnaire, il se déclare homophobe, misogyne, et fait l'apologie du terrorisme, ca le fait pas! Seulement, ce n'est pas très démocratique d'imposer des opinions de la sorte pour intégrer une personne dans une communauté nationale. Ce qui est bizarre dans l'histoire, c'est que c'est le Land du Bade-Württemberg, trés conservateur, qui demande aux étrangers de respecter l'égalité des femmes ou bien les homosexuels, et que ce sont les Verts, très engagés sur ces questions, qui s'y opposent avec le plus de véhémence.
... la destruction du Palais de la République est irrévocable. Il s'agit de cette ruine gisante au centre de Berlin, ancien siège du Parlement de la RDA et centre incontournable de la vie culturelle de cette république révolue. Tout un symbole. Depuis la chute du Mur, le batiment était fermé, pou désamiantage. Il n'en reste plus qu'une coque dépiautée, dont la destruction commencera le mois prochain, le Bundestag venant de refuser de retarder la démolition. Ce lieu hai par les uns et adulé par les autres s'organisaient était devenu un symbole d'une certaine mémoire, et avait été réinvesti ces derniers mois par le monde artistique, qui y organisait des expositions diverses. Seulement, ce Palais de la République avait été construit dans les années 70 en lieu et place du Chateau de Berlin, Palais des Hohenzollern, que la RDA avait détruit dans les années 50... et qui doit maintenant être reconstruit! A l'époque, on rasait un symbole mal-aimé, on s'apprête à faire de même aujourd'hui. Moi, en éternel indécis, je n'ai jamais réussi à prendre parti dans cette histoire. Mais je ne peux m'empêcher de penser que la reconstruction du Chateau (pour y mettre un grand musée des cultures du Monde) aura un côté factice, même si, objectivement, ce Palais de la République était une aberration urbanistique dans ce centre historique de Berlin, à l'extrémité Est de la fameuse avenue Unter den Linden. De toute facon, le Chateau ne sera pas reconstruit tout de suite, les fonds manquent... En attendant, il y aura un Parc. Vraiment, on aurait pu le garder un peu plus longtemps, ce Palais.
"Mes chers compatriotes de métropole, de France, et d'outre-mer..." a dit Herr Chirac.
"Liebe Mitbürgerinnen und Mitbürger" a dit Madame Merkel.
Cette année, les voeux des deux dirigeants se sont fortement ressemblés. Il s'agissait dans les deux cas de redonner moral et courage à un pays en proie à d'affreux doutes (économiques en Allemagne, républicains en France, brefs, des doutes existentiels!). Pour ce faire, les deux ont chaussé leurs lunettes. Chez Herr Chirac, on commencait à être habitué, chez Frau Merkel, c'était une première. Sauf que les médias allemands n'ont pas relevé. En France, on aurait pu remarquer que les lunettes présidentielles avaient gardé la même forme mais changé de couleur depuis la dernière allocution ... Au rythme d'une monture par passage télévisé, il a intérêt à avoir une bonne mutuelle.
Pour rythmer leurs textes respectifs, assez cucul-la-praline quand même ("Soyons nous-même!" a dit Herr Chirac, "Et si nous nous y mettions tous ensemble?" a dit Madame Merkel), nos deux dirigeants ont aussi adopté des mimiques rigolotes. Encore une fois, on est habitué aux grimaces de notre président, ses mouvements de mains, ses moues prononcées, ses sourcillades extrêmes. Mais chez la chancelière, l'exercice était nouveau. Sagement assise à sa table, elle n'a pas décroisé ses mains de toute son allocution, le mouvement était limités à ceux de la caméra (déviant parfois largement pour que le décor passe du sapin illuminé au Reichstag enneigé, puis retour vers le drapeau!) et à des oeillades sujouées, avec parfois un petit mouvement de tête semi-circulaire rapide pour accentuer un mot où une syllabe, prononcés comme une poésie par un écolier qui ne comprendrait pas bien le texte...
J'ai regardé ces deux vidéos (l'une accessible sur le site de l'Elysée, l'autre sur les sites des chaines allemandes) en compagnie d'une amie allemande de passage à Paris. Comme nous avons beaucoup rigolé durant deux fois dix minutes, je souhaitais dire danke Jacques, merci Angela, frohoes neues Jahr et bon courage!
Ca y est, on y est, et il est temps de formuler le voeu très sincère que tout le monde passe une bonne année 2006. Plus que jamais aussi, que tout le monde reste en bonne santé, ou le redevienne.
Pour ma part, le changement d'année s'est fait tranquillement. Aucune résolution particulière, si ce n'est d'écrire plus réglièrement sur ce blog. Et mieux, aussi. Ce qui n'ira pas forcément de paire...
Voila un bon moment que je n'ai pas posté sur ce blog. Il faut dire que je me suis quelque peu mis à hiberner en novembre. Et comme je n'étais (et ne suis toujours pas) convaincu de l'utilité de ce blog (vous non plus j'imagine? je me disais bien aussi...), je ne voyais pas l'intéret de poster un post à la Louis XVI : "aujourd'hui: rien!"
En revanche, comme l'année s'achève et que je suis très sujet aux bilans (les dates ne me laissent jamais indifférent), il est temps de faire le mien sur ce blog, et, par la même occasion, d'en dire un peu plus sur moi (comment? à quoi bon? mais c'est pas poli de demander!).
Ca va être facile, vu que peu de choses ont changé en 2005. Le gros changement aura été mon déménagement de Berlin à Paris. A la fin de l'année dernière, j'hésitais encore entre rester à Berlin, où je finissais mes stages à répétition au sein de la rédaction d'un sympathique magazine partisan de gauche, ou bien à rentrer en France pour me frotter aux réalités de mon pays abandonné 5 ans plus tôt... Entre Berlin, Paris et Lyon, j'étais un peu embarrassé (moi qui suis un indécis chronique, mon plus odieux défaut pour mes amis, et pour moi aussi). Tellement de paramètres entraient en compte: famille, amis, boulot, sentiments... Finalement, Paris m'a paru un bon compromis. Etant journaliste de formation, je me disais que c'est là qu'il y avait le plus de choses à faire. J'y ai aussi autant d'amis qu'à Berlin et à Lyon, dont le meilleur d'entre eux. Lyon n'est qu'à deux heures en TGV et je peux m'y réfugier quand je veux sans étouffer constamment dans un contexte familial quelquepeu compliqué. Et un copain insistait en plus pour se mettre en colocation avec moi à Paris. Alors, fin février, le choix était fait, et le 8 mai, j'emménageais dans mon mignon petit appartement du 17e avec mon pote, ayant quitté mon aussi mignon petit appartement de Berlin-Charlottenburg et mon ex-coloc la veille. J'ai mis longtemps à être convaincu de mon choix. J'arrivais dans une ville chère au possible, sans le sou, sans boulot. Aujourd'hui, je vis toujours dans une ville chère, sans le sou et sans boulot! J'ai peut-être bien mis la charrue avant les boeufs, mais il faut bien assumer, car quitter Berlin était nécessaire - j''avais tendance à y prolonger un état d'étudiant attardé que je n'étais plus, dans une ville où la vie était apparemment douce et facile. Je m'en suis arraché, j'en suis heureux.
Je suis venu à Paris pour travailler. Le fait est que je ne travaille toujours pas. A part un ou deux petits jobs ponctuels qui n'ont pas eu de suites. Il faut dire que j'ai mis du temps avant de chercher sérieusement, après toutes mes tergiversations existentielles (qui suis-je, ou vais-je, dans quel état j'erre, etc...). la crise de confiance, c'est un autre handicap sérieux. Maintenant suis dans le bain, mais j'ai perdu du temps. Je suis plus optimiste pour 2006, mais je l'étais déjà pour 2005, là dessus j'ai été sérieusement décu. Et par moi-même en plus!
Côté sentimental, je ne m'étendrais pas ici, car en un an rien n'a changé, mais alors strictement rien. Toujours cette relation un peu complexe avec mon meilleur ami, qui n'a pas évolué d'un pouce. Vous comprenez rien? Moi non plus, à la longue. Ca commence à faire long d'ailleurs, cette histoire (qui fut et reste en fait une histoire à trois), et l'évoquer ici serait inutile et vain. En revanche je réfléchis à la vendre comme scénario pour la télé... En attendant, je fêterai le Nouvel An 2006 à Paris, avec lui, comme en 2005. C'était alors la première fois ensemble (alors que nous nous connaissions depuis longtemps déjà) et ca avait été une soirée sympa et une nuit bizarre. Je n'étais pas encore parisien, mais le changement était programmé... Pour cette année, la perspective d'évolution est moins évidente, et d'ailleurs je ne me sens pas encore d'humeur festive pour accueillir 2006. Mais bon, faut y croire! En allemand, on dit qu'on "glisse" dans la nouvelle année. Je sens que je n'ai fait que glisser en 2005, j'espère juste atterrir en 2006.
Je me suis laissé dire que c'est comme ça qu' on dit chancelière en latin...
En tout cas, ca y est, Schröder en est parti, Merkel y est rentrée, dans la chancellerie. Ce soir je suis un peu comme toute l'Allemagne, déjà un peu nostalgique de Gerhard I-dit-it-my-way-Schröder, et impatient de voir ce que va donner cette nouvelle coalition. La journée d'aujourd'hui, avec l'élection au parlement, puis la passation de pouvoir à la chancellerie, était tellement empreinte de paix et d'optimisme que ca donne envie d'y croire.
Ca y est, le nouveau Monde est là. Ce n'est ni une symphonie de Dvorak, ni un courant du PS. C'est un journal. Mais ce n'est plus LE journal.
Ce qui s'est amélioré: Oui, le journal est plus aéré, la structure est plus claire (même si il faut apprendre à se repérer puisque c'est nouveau, mais ne soyons pas conservateurs!), les pages d'information et celles de réflexion sont immédiatement identifiables, les pages Débats sont même carrément belles, et la Page Trois s'ouvre à un long article original ouvert à tous les services (comme dans les journaux allemands), c'est bien. Mais...
Le Monde est tout simplement méconnaissable! Il est devenu si quelconque qu'on a l'impression de tenir tantot Libé (pour les pages de fin de journal) tantot Le Fig' (pour la Une et les pages actu) entre les mains! Quel gâchis. Certes il y a plus de photos, mais elles n'apportent pas grand chose. La Une souffre beaucoup des changements, la manchette sur quatre ou cinq colonnes a été remplacée par un titre groupé sur trois ou quatre lignes, la caricature de Plantu est reléguée en bas de page sur un sujet secondaire, le fameux "ventre" a disparu (remplacé par un article décalé en dernière page), tout ce qui faisait Le Monde quoi... Ne parlons pas de la typographie, "Rocky", hideuse, qui rappelle plus "Le journal du dimanche" ou la presse régionale. A la lecture s'installe le désagréable sentiment de décalage entre cet emballage si standardisé et le ton du journal qui, lui, n'a pas changé du jour au lendemain. Bref, Le Monde rentre dans le rang des quotidiens francais, et devient visuellement, visiblement un quotidien parmi d'autres. La question est de juger si c'était déjà le cas depuis la crise et le départ d'Edwy Plenel, le changement de formule ne faisant qu'entériner un état de fait.
En tout cas, une grande partie de ce premier numéro est consacrée aux violences dans les banlieues francaises. Il est intéressant de constater que les médias étrangers couvrent aussi très largement le sujet, avec un regard sévère porté sur notre pays, à l'image de la Une du quotidien britannique The Independent ce matin, avec ces quatre mots:
LIBERTÉ? French Muslims banned from wearing headscarves in school.
ÉGALITÉ? France's non-whites twice as likely to be unemployed.
FRATERNITÉ? French government admits integration policies have failed.
RÉALITÉ: Riots erupt for eleventh night.
Pour les télés aussi, les images sont si impressionnantes que les journaux télévisés anglais et allemands - pour ceux que j'ai pu voir - font régulièrement l'ouverture dessus, l'ARD et la ZDF ont même livré des édition spéciales ce soir, retardant les autres programmes de 20 minutes. L'ARD critique Sarkozy pour ses mots choquants et le juge ouvertement co-responsable des événements. La ZDF, elle, met l'accent sur une politique de l'immigration tout simplement ratée, et souligne largement qu'il s'agit désormais d'un défi européen. Une image télévisée sur laquelle se terminent régulièrement les reportages des correspondants en France: un plan en zoom sur la Tour Eiffel scintillante puis élargissement, la Tour Eiffel brille au loin, au premier plan, la banlieue brule...
Nous ne sommes plus percus comme le modéle que nous étions (ou avons pu être) dans le passé. Comme après le 21 avril, comme après le 29 mai, il est temps de nous remettre en cause, nous en France, nous Francais.
Lech Kaczynski a été élu ce soir président de la république d'un des plus grand pays de l'Union Européenne, la Pologne. Comme l'Europe est en ce moment habituée aux désastres, ca passera peut-être inapercu. Mais ca risque de faire mal... Le bonhomme est ultra-conservateur, nationaliste, eurosceptique, homophobe, germanophobe, russophobe... Mais il ne déteste pas tout, non! Il admire Ronald Reagan, et sera sûrement un grand copain de Bush, cet homme éclairé qui veille sur le monde. D'ailleurs, il ira lui rendre visite en premier, na!
Qu'on se console, son frère jumeau homozygote Jaroslaw, qui a renoncé au poste de Premier minsitre (pour l'instant...) est encore plus borné, parano, et allumé que le nouveau président, de 45 minutes son cadet. C'est bien de savoir à quoi on échappe. Ouf...
Chacun son lexique! Voici le mien (ira en s'étoffant):
Lyon: la plus belle ville de France!
Schwul: (prononcer chvoul) mot allemand synonyme de gay, utilisé par tous, sans connotation péjorative (comme pédé) ou pathologique (comme homo...). Diminutif: schwuli. Superlatif: superschwuli!